Ville d'Ifs

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La ferme Saint-Bernard

Histoire de la ferme Saint Bernard

Les précédents propriétaires de la ferme

La liste des propriétaires de cet immeuble depuis 1811, date de l'établissement du 1er cadastre, le 3 Juillet 1810.

En 1811 le propriétaire de la ferme Saint-Bernard s'appelait HEBERT Jacques, cultivateur à Ifs. Il est intéressant de notre que ce Monsieur était aussi Maire de la Commune.

En 1856 la ferme devient la propriété de Monsieur MADELINE Adolphe, Avoué à Caen.

En 1887 elle est transmise par héritage, semble-t-il, à Monsieur MADELINE Gaston, Procureur de la République à Vire, après avoir été juge à Domfront.

En 1912 Monsieur LEGER Paul, Docteur en Médecine à Caen, en devient propriétaire.

En 1947 la propriété est transférée par héritage à Madame Veuve Paul LEGER, née QUERRIERE, à Madame LEGER Suzanne et à Monsieur LEGER Maurice, Docteur à Domfront.

C'est à Monsieur LEGER Maurice que la Commune achètera d'ailleurs la ferme en 1972.

Extrait de l'acte de Vente

Vous pouvez télécharger ici un extrait de l'acte de vente datant de 1972.

Anecdotes sur la Ferme Saint-Bernard - Extrait du bulletin municipal n°8 de Juin 1980

Qui pouvait mieux que l'équipe municipale actuelle parler de ce qu'était jadis la ferme Saint-bernard ? Sans aucun doute, des anciens de la Commune, aussi, nous avons fait appel à Messieurs MERCIER et GOST qui ont accepté bien volontiers de nous livrer quelques souvenirs. Qu'ils soient dans cette première page très vivement remerciés pour leur collaboration à ce bulletin municpal.

il faut noter que les bâtiments de la Ferme Saint-Bernard étaient beaucoup plus importants qu'auhjourd'hui. En effet, ils occupaient la totalité du côté Ouest et Est de l'enceinte. Une partie des bâtiments a été détruite pendant la dernière guerre. Côté Est, il ne reste que le bâtiment restauré actuellement, c'est de celui-ci que nos narrateurs vont nous entretenir.

C'était une ferme... le bâtiment (A) qui est l'entrée actuelle de la Mairie, c'était le four à pain. Il fonctionnait pendant la guerre 1914 et servait uniquement à faire le pain pour la ferme... Du temps de Monsieur LAPERSONNE, la faucheuse et la lieuse étaient rangées sous un appentis adossé au-devant du bâtiment...
Image du Schéma du bâtiment
Schéma de la Ferme Saint-Bernard
C'était une bonne ferme... dans la salle actuelle des mariages, c'était la cave à pommes de terre. Après la guerre, on a dit la messe (là où sont les bureaux), l'église étant en partie détruite. Sous les voûtes du vâtiment (B), le fermier mettait les poneys et les antenais (ovins de 10 à 18 mois) ...

A ce propos, Monsieur MERCIER se souvient qu'un jour de 19117 la foudre est tombée au 2e étage et un poney qui était sous la voûte de droite a été tué.

...au 1er étage, le grenier à avoine..., au 2e étage, le trieur à blé et l'on mettait aussi le blé de semence, les découvertures des mulons.

Dans le premier, nos narrateurs ne se souviennent plus ce que le fermier pouvait entasser, il faut dire que l'accès était très haut.

Saviez-vous que les bureaux actuels des élus (bâtiment C) ont servi de salle de bal ?

En 1947 / 48, la salle de bal a brûlé..., bien sûr on a reconstruit aussitôt avec des matériaux de récupération, c'est pourquoi le plancher était neuf...

Au-dessus de cette salle de bal : les greniers à foin (les bottes de foin allaient jusqu'au toit). La salle de Conseil, elle, servait d'écurie...

Quant à la maison d'habitation, elle a toujours été à cet endroit (face à la ferme). Désiré LAPERSONNE l'a occupée jusqu'en 1924-1925. Paul ROSETTE, qui fut l'exploitant suivant de la ferme, laissa la maison d'habitation à son régisseur, puis ce fut au tour de Michel VERMES d'occuper cette ferme.

... à droite de la maison d'habitation, c'étaient des granges, dans celle du milieu on y mettait la machine à battre ; dans les autres, les étables et aussi une cave pour y entasser les betteraves, sans oublier aussi le pigeonnier...

Certains se souviendront aussi du pressoir, de la grande porte d'entrée, puis plus loin la petite porte d'entrée et après 3 mètres de mur les deux belles porcheries, des deux mares, l'une servant de mare à purin, et du puits dont on voit encore quelques traces.

Nos deux narrateurs ont tenu à s'excuser d'avance de l'inexactitute probable de certaines dates.